Grand-Départ
4 Mars 2023, 15:50
Veille du départ, le dernier jour de mon périple. Je passe tous les jours devant cette gare. Mais je n’y suis jamais entré. La lumière de Budapest est si belle. Que faire ? Continuer d’errer dans la ville ou d’entrer dans ce lieu, si fort en symbolique à mes yeux. En effet, chaque grande aventure commence par une gare et chaque grande aventure se termine par une gare. Il y a beaucoup de monde et beaucoup de bruit. Je ne me sens pas vraiment à l’aise, mais la lumière est si douce. Je décide de mettre mes écouteurs et de divaguer sur les 2 quais. Je regarde les gens s’enlacer, s’embrasser, pleurer ou rire. Une ribambelle d’émotions. Et moi, je suis là, témoin silencieux de ces départs. J’adore observer le comportement des gens. C’est passionnant tout ce que notre langage non-verbal peut dire de nous et de nos émotions. À vrai dire, je n’ose pas toucher mon appareil. Je trouve que ces moments sont beaucoup trop intimes et je pense ne pas arriver à les capturer sans me sentir honteux. Honteux de m’initier dans ces moments si chers pour des gens qui me sont inconnus. Leurs voler ce fragment de souvenir si cher. Je décide donc de m’éloigner du quai puisque le train annonce son départ. Je me dirige vers la porte centrale. Elle est si grande et l’entrée de lumière est juste sublime. Je reste ébahi, figé. Je regarde le vas et viens des gens entrer et sortir de cette gare en heure de pointe. Et tout à-coups, une dame entre et reste immobile, comme figé, à la lumière. Elle semble perdue, sans quête particulière. Le temps semble s’être arrêté au moment où elle est entrée. Le passage des gens s’est fait plus rare et les étoiles se sont alignées. Cette silhouette émanant de l’obscurité, éclairé par la lumière du soleil provenant de l’entrée, comme pour l’accompagner. J’aime beaucoup le contraste entre la partie gauche de l’image éclairé, et la partie droite, toute sombre. Toutes ces lignes de lumière, cette géométrie, le regard lointain de cette dame, cette perspective, le fait qu’elle soit arrivée au seul moment où il n’y avait personne. Certains pourraient y voir une métaphore de la vie. Un passé lumineux et un futur obscur, le tout s’entremêlent d’ombre et de lumière. J’adore cette photo tout comme j’adore les gares.
Grand-Départ
4 Mars 2023, 15:50
Veille du départ, le dernier jour de mon périple. Je passe tous les jours devant cette gare. Mais je n’y suis jamais entré. La lumière de Budapest est si belle. Que faire ? Continuer d’errer dans la ville ou d’entrer dans ce lieu, si fort en symbolique à mes yeux. En effet, chaque grande aventure commence par une gare et chaque grande aventure se termine par une gare. Il y a beaucoup de monde et beaucoup de bruit. Je ne me sens pas vraiment à l’aise, mais la lumière est si douce. Je décide de mettre mes écouteurs et de divaguer sur les 2 quais. Je regarde les gens s’enlacer, s’embrasser, pleurer ou rire. Une ribambelle d’émotions. Et moi, je suis là, témoin silencieux de ces départs. J’adore observer le comportement des gens. C’est passionnant tout ce que notre langage non-verbal peut dire de nous et de nos émotions. À vrai dire, je n’ose pas toucher mon appareil. Je trouve que ces moments sont beaucoup trop intimes et je pense ne pas arriver à les capturer sans me sentir honteux. Honteux de m’initier dans ces moments si chers pour des gens qui me sont inconnus. Leurs voler ce fragment de souvenir si cher. Je décide donc de m’éloigner du quai puisque le train annonce son départ. Je me dirige vers la porte centrale. Elle est si grande et l’entrée de lumière est juste sublime. Je reste ébahi, figé. Je regarde le vas et viens des gens entrer et sortir de cette gare en heure de pointe. Et tout à-coups, une dame entre et reste immobile, comme figé, à la lumière. Elle semble perdue, sans quête particulière. Le temps semble s’être arrêté au moment où elle est entrée. Le passage des gens s’est fait plus rare et les étoiles se sont alignées. Cette silhouette émanant de l’obscurité, éclairé par la lumière du soleil provenant de l’entrée, comme pour l’accompagner. J’aime beaucoup le contraste entre la partie gauche de l’image éclairé, et la partie droite, toute sombre. Toutes ces lignes de lumière, cette géométrie, le regard lointain de cette dame, cette perspective, le fait qu’elle soit arrivée au seul moment où il n’y avait personne. Certains pourraient y voir une métaphore de la vie. Un passé lumineux et un futur obscur, le tout s’entremêlent d’ombre et de lumière. J’adore cette photo tout comme j’adore les gares.
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